Letterpress – Le retour 2

Dans un précédent article, je vous ai parlé en long en large et en travers du letterpress (impression typographique dans la langue de Molière). Un deuxième article n’était pas prévu puisque je pensais en avoir fait le tour très succinctement. Mais suite à cet article, vous avez été nombreux à vous être renseigné auprès de moi concernant cette technique et à m’avoir fait des demandes prix pour vos travaux d’impression. C’est pour cela je ne pouvais pas m’arrêter en si bon chemin. Je reviens aujourd’hui pour compléter mon article précédent et vous expliquez un peu plus en détails ma philosophie et mon point de vue autour de cette technique d’impression.

Machines & procédés

Quand on parle de « letterpress », il faut savoir qu’il y a plusieurs types de machines et de procédés d’impression qui peuvent être utilisés. Je ne suis pas là pour vous détaillez tout l’historique de cette technique. Je vais uniquement vous détaillez sommairement les 3 grandes familles que l’on peut distinguer très clairement :

  • La presse à bras (voir photo) : Historiquement, la première presse inventé par l’homme. Reprenant le principe du pressoir à raisin, on dispose les caractères en relief mobiles à l’envers sur le marbrier, on les encre et on fait tourner la vis qui surplombe le système afin d’imprimer la représentation des caractères sur la feuille préalablement posé.

Presse typographique à brasPresse typographique à bras - vue derrière

  • La presse mécanique à cylindre (voir vidéo) : Le principe est toujours le même, à savoir que l’on compose avec les caractères mobiles pour par la suite les encrer. La différence se situe au niveau de la mise en place du papier que l’on dispose autour d’un cylindre que l’on fait rouler de droite à gauche sur la marbrier afin d’imprimer la composition sur le papier. Plus tard sera inventé, sur ce même principe mais avec l’intégration d’un rouleur encreur, la presse rotative qui permettra de produire un tirage beaucoup plus important que la version manuelle.
  • La presse à platine (voir vidéo) : Parallèlement à l’invention des presses mécaniques à cylindre, il fut inventé la presse à platine. Idéal pour les petits travaux de ville tel que les cartes de visite, invitations et autres faire-part. Le principe repose toujours sur le même principe que les presses précédentes, mais elle diffère sur un point grâce à l’intégration du plateau et des rouleurs encreurs qui permettent une cadence d’impression soutenue. C’est cette catégorie de presse qui est utilisée quand on parle couramment de letterpress !

Le prix – Cassons le mythe du « trop cher »

Dans mon précédent article, je vous ai décrit en détails les différentes étapes pour imprimer une carte de visite en 2 couleurs recto/verso. Et vous avez bien compris que le letterpress est une technique ancienne qui demande du temps et de la sueur de la part de l’imprimeur afin de pouvoir effectuer une impression de qualité. Ce qui veut dire que bien évidemment, le prix ne sera pas du tout le même au niveau coût unitaire par rapport à de l’impression numérique. Alors non, l’impression typographique n’est pas « trop cher ». Le prix correspond à ce temps, cette sueur, cette recherche de qualité. Malheureusement ces choses là ne font pas la globalité du prix et il existe d’autres facteurs qui situent plus du côté du marketing et de l’économie. En cherchant sur internet on se rend compte que cette technique d’impression est utilisé dans différents pays avec plus ou moins les mêmes coûts d’impression qui sont, et je le regrette, légèrement en dessous des prix que l’ont peu pratiqué en France. J’y vois 2 explications possibles :

  • Le coût du travail : Les prix en impression letterpress dans les pays de l’est (Pologne, Lituanie, etc) sont légèrement en deçà de ceux pratiqué en France à cause de la différence du coût horaire du travail et du niveau de vie.
  • Le type de marché : Dans les pays anglo-saxon (USA & UK), la popularité de cette technique d’impression font que les presses tournent beaucoup plus souvent qu’en France. De plus, et dû à cette popularité, le marché est beaucoup plus concurrentielle qu’en France qui reste encore aujourd’hui un marché de niche et de connaisseurs.

Pour ma part, et grâce à mon partenaire pour l’impression letterpress, je me situe vraiment bien en terme de prix sur ce marché français pour de l’impression en France. N’hésitez pas à me faire vos demandes afin de vérifier mes propos !

Le papier – L’importance du support

Je ne pouvais pas décemment refaire un article sur le letterpress sans vous reparlez du papier. Certaines personnes oublient assez souvent que le choix du papier est l’un des élément primordiale dans un travail en impression. Et cet élément est d’autant plus important en impression typographique car on a tendance à utiliser des papiers non-couchés de très haut de gamme et pouvant aller dans des grammages jusqu’à 700g. La star des papiers pour du letterpress est la gamme Old Mill de chez Fedrigoni. Cette gamme est parfaite car elle propose une série de coloris (blanc, blanc cassé) dans différent grammage. De plus, le contre-collage de deux cartes 300g est bien supporté sur ce papier. Bien sûr, il existe d’autres papetiers (notamment aux USA) mais peu proposent la livraison en Europe. Vous trouverez plus d’informations sur les papiers dans mes différents articles déjà publié : iciici et

Retour vers le futur ?

Je ne vous cache pas que le letterpress profite largement de cette mode qui s’installe désormais depuis quelques années concernant le « vintage » et plus récemment le « Do It Yourself »(DIY). Ce mélange entre le respect de l’artisanat, du travail ancien fait à la main. Alors maintenant, la question est de savoir si ce mode d’impression n’est qu’un effet de mode qui va passer avec le temps ou pas. Je pense pour ma part que la « nouvelle » popularité de cette technique ne va pas s’estomper avec le temps. Elle est désormais bien ancré dans ce marché et même si sa popularité ne dépassera jamais celle du numérique, elle continuera d’exister dans un marché de niche pour les connaisseurs et les amoureux de cette technique. Les presses sont robustes, il ne s’agit que de mécanique et les pièces sont facilement remplaçable en cas de panne. Le plus grand danger à mon avis vient de l’homme en lui-même et de la transmission de ce savoir. Les machines existeront peut-être toujours mais plus personne ne saura les faire fonctionner. L’avenir de cette technique d’impression est entre nos mains.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à nous contacter pour connaître notre offre et avoir plus d’informations. Pour toute demande de devis, n’hésitez pas à utiliser le formulaire prévu à cet effet ou alors la boite à « bla bla » que nous avons récemment mis en place.

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